Affiche Corps en mouvement.

PARIS – Pour sa deuxième saison, la Petite Galerie du Louvre, espace dédié à l’éducation artistique et culturelle, propose de s’initier à la représentation du « Corps en mouvement ».

La danse est, cette année, l’invitée de la Petite Galerie, avec la participation du chorégraphe Benjamin Millepied, commissaire de l’exposition aux côtés de Jean-Luc Martinez, président directeur du musée du Louvre.

PARIS.- For its second season, the Petite Galerie at the Louvre, dedicated to art and culture education, is offering an initiation into representation of “The Body in Movement.”

This year dance is the guest at the Petite Galerie, in an exhibition co-curated by choreographer Benjamin Millepied and Jean-Luc Martinez, president-director of the Musée du Louvre.

Benjamin Millepied © Photograph courtesy of Patrick Fraser

Grâce à environ 70 oeuvres de l’Antiquité au début du 20e siècle (prêtées notamment par le musée Rodin, le musée d’Orsay et le Centre Pompidou), cette nouvelle exposition présente le défi que la représentation du mouvement a posé aux artistes et les réponses qu’ils y ont apportées.

Marcher, courir, suspendre son élan, mais aussi exprimer les « mouvements de l’âme » comme l’effroi : quelles conventions régissent la représentation des gestes et des attitudes ?

Si les oeuvres d’art sont par nature figées, les artistes ont toutefois cherché à décomposer le mouvement avant même l’apparition de la chronophotographie, qui ouvrit de nouvelles perspectives aux artistes à la fin du 19e siècle. Cherchant à saisir le mouvement, les artistes des Avant-gardes, comme Degas et Rodin, se sont alors intéressés au monde de la danse. Autour de 1900, celle-ci connaît une véritable révolution, annonciatrice de la danse moderne : puisant aux sources de l’Antiquité, des danseurs tels que Loïe Fuller, Isadora Duncan et Nijinski proposent une nouvelle gestique en rupture avec le ballet classique. Arts chorégraphiques et arts visuels tissent alors des liens étroits.

 

Comprising some 70 artworks ranging from antiquity to the early 20th century—lent notably by the Musée Rodin, the Musée d’Orsay, and the Centre Pompidou—this new exhibition looks at the challenges facing artists in their representation of movement, and the solutions they have come up with.

Walking, running, stopping in your tracks—not to mention such “movements of the soul” as terror: what conventions govern representation of the movements and postures involved?

Artworks are by nature static, but artists were trying to anatomize movement long before chronophotography came along and opened up new perspectives for them in the late 19th century. In their efforts to capture movement avant-garde artists like Degas and Rodin turned to the world of dance. Around 1900, drawing on antiquity and the work of dancers like Loie Fuller and Nijinsky, the discipline underwent its own revolution: an innovative gestural repertoire and a break with classical ballet that foreshadowed modern dance. Thus choreography and the visual arts intermeshed.

Jean Bologne, dit Giambologna, Mercure volant, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre, dist. RMN – Grand Palais / Thierry Ollivier

Un lieu pour s’initier à l’art

La Petite Galerie a pour ambition de donner aux visiteurs des clés d’observation et d’explication des oeuvres, pour faire de la visite au musée un moment de plaisir et de découverte.

Dans l’exposition « Corps en mouvement », les textes et outils de médiation accompagnant les oeuvres incitent le visiteur à observer certains détails. L’application Petite Galerie est enrichie d’une sélection d’oeuvres commentées par le chorégraphe Benjamin Millepied.

Dans le département des Sculptures, tout proche, un parcours invite à prolonger la visite du musée à la découverte d’autres oeuvres représentant le mouvement des corps.

Conçue pour rendre l’art accessible à tous, la Petite Galerie s’inscrit dans la volonté d’offrir aux visiteurs un Louvre plus accueillant, plus lisible et plus généreux.

 

A place for learning about art

The Petite Galerie’s aim is to provide visitors with keys to the observation and explanation of artworks, as part of a museum experience that combines discovery with pleasure.

The texts and cultural mediation material accompanying the “Body in Movement” exhibition encourage a focus on certain details. The Petite Galerie application also includes works selected and commented on by the choreographer Benjamin Millepied.

In the nearby Department of Sculptures a special viewing itinerary is an opportunity to extend the visit and get to know other works portraying bodily movement.

The Petite Gallery has been created to make art accessible to all, and to offer visitors a Louvre that is more welcoming, more outgoing, and easier to understand.

Pierre Paul Rubens, La Kermesse ou Noce de village, 1635-1638. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux

6 octobre 2016 – 3 juillet 2017

Commissaires : Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre et Benjamin Millepied, chorégraphe.
Chef de projet : Florence Dinet, musée du Louvre.

Organized by : Jean-Luc Martinez, President-Director of the Musée du Louvre and Benjamin Millepied, choreographer.
Project manager : Florence Dinet, Musée du Louvre.

Figurine de jeune fille dite Danseuse Titeux, vers 350 avant J.C., Acropole d’Athènes (Grèce). Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / René-Gabriel Ojéda

Homme marchant égyptien. Assiout (Moyenne Egypte), vers 1800 avant J.C. Paris, musée du Louvre © musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Christian Decamps

Claude Dejoux Saint Sébastien, 1778. Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais / Pierre Philibert

Alexandre Calder, Le lanceur de poids, 1929 © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMNGrand Palais / Georges Meguerditchian © 2016 Calder Foundation New York / ADAGP, Paris

Coupe à figures noires : course à pied . Athènes, vers 530 av. J.-C. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle

Auguste et Louis Lumière Film Lumière n° 765,1 – Danse serpentine, [II], Lyon, fondation Louis Lumière © Institut Lumière

Eadweard Muybridge, Cheval au galop, 1887. Paris, musée d’Orsay, don de la Fondation Kodak-Pathé, 1983 © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Hippomène et Atalante, vers 1715—1720. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle

Théodore Géricault, Course de chevaux, dit Le Derby d’Epsom, 1821. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Philippe Fuzeau

Jean-Baptiste Carpeaux, Les Trois Grâces, vers 1873. Paris, musée d’Orsay © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Stéphane Maréchalle

Faunesse dansant, Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle

Edgar Degas, Danseuse, position de quatrième devant sur la jambe gauche, première étude. Paris, musée d’Orsay © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Auguste Rodin, Mouvement de danse F, 1911. Paris, musée d’Orsay, dépôt du musée Rodin © Musée Rodin / Pauline Hisbacq

Adolf de Meyer, Nijinski et une danseuse, 1914. Paris, musée d’Orsay © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Droits réservés

Colonne des danseuses de Delphes. Paris, musée du Louvre © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Hervé Lewandowski